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Comment se conçois des postes travail ?

Quels cheminements emmènent à tel ou tel résultat ?

Se peut-il qu'un jour je doive participer d'une manière ou d'une autre à l'aménagement d'un lieu quelconque de mon entreprise ?

Afin de tenter de répondre à ces questions, j'ai rassemblé un "Layout"  qui vas nous aider à avoir juste une idée de ce domaine qui nous concerne vu les dimension de certains de nos dépôt. Document à adapter à nos conditions et situations   régionaux.

Pour la Suisse, je réunis  de  Loi sur le travail et les ordonnances et l'aménagement très prochainement. Voir les liens au bas de la page sommaire

 

Liens pour cette section

 

7. STRUCTURE DES BATIMENTS

7.1. TOITURES

Il faut rappeler que les accidents par chute de hauteur sont souvent graves ou mortels. Pour la sécurité deux points sont à étudier principalement :

Les interventions en toiture : elles peuvent être régulières lorsqu'elles concernent les travaux de maintenance des équipements techniques situés en toiture. Citons à titre d'exemple : conduits, ventilations, filtres, climatiseurs, nettoyage des parties vitrées, les systèmes d'éclairage nocturne, les enseignes lumineuses, ... C'est le cas notamment des toitures des locaux industriels, commerciaux ou bâtiments d'habitat collectif.

Les interventions moins régulières en toiture concernent principalement les travaux sur l'étanchéité, l'écoulement des eaux pluviales, la mise en place des systèmes de suspension pour intervenir en façade...

Toutes les dispositions prises pour les interventions en toiture doivent figurer dans le dossier de maintenance de l'ouvrage (article R. 235-5 du Code du travail) ou le dossier d'interventions ultérieures sur l'ouvrage (article R. 238-37 du Code du travail).

L'éclairage zénithal : dans la plupart des locaux industriels, un éclairage naturel satisfaisant ne peut être obtenu que par des parties vitrées ou translucides en toiture. Par contre, pour les bureaux et les locaux de petite dimension pour lesquels la surface sous plafond est faible (< 3 mètres), l'éclairage zénithal est à proscrire.

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7.1.1. Surfaces vitrées ou translucides

En règle générale, les nouveaux locaux doivent être conçus pour permettre la pénétration de la lumière naturelle (Code du travail, art. R. 235-2 à R. 235-2-3). Pour atteindre cet objectif sans apport thermique excessif (rayonnement solaire) et sans risque de chute à travers ces surfaces :

Les matériaux seront intrinsèquement résistants (voir tableau 7.1). A défaut, une protection permanente associée au matériau de résistance insuffisante sera mise en place.Le choix entre les trois types de surfaces vitrées ou translucides les plus courantes se fera en fonction de ces deux exigences principales, les autres éléments à prendre en compte étant la facilité d'accès, de nettoyage, le vieillissement, les possibilités de ventilation naturelle, la répartition homogène de l'éclairement (éviter un seul lanterneau central).

L'indice de vitrage (surface vitrée sur surface de plancher) sera compris entre 10 et 25 % (selon le type de vitrage et la classe des matériaux utilisés), pour permettre un éclairement supérieur à 250 lux.

Pour éviter le rayonnement solaire direct, des pare-soleil intégrés à la structure peuvent être mis en place (ex. : grilles) et avoir plusieurs fonctions : protection contre les chutes de personnes et d'objets (voir figure 7.1), passerelles d'accès pour la maintenance (voir figure 7.2).

Le nettoyage des surfaces vitrées doit être prévu dès la conception. Pour la surface extérieure, des moyens à mettre en oeuvre sont décrits dans les autres paragraphes (matériaux intrinsèquement résistants, protection périphérique, etc.). Pour la sous face, on peut citer les solutions suivantes : chemin d'appui d'une passerelle intégrée à la structure porteuse (voir figure 7.3), cheminement au sol dégagé de tout équipement fixe (voir figure 7.4).

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Tableau 7.1. Aide au choix des matériaux constituant la toiture

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(*)Pour être considéré de résistance satisfaisante, un matériau doit pouvoir résister, compte tenu de sa mise en oeuvre, au choc produit par la chute d'une masse de 80 kg constituée d'un sac rempli de sable d'une hauteur de 1,50 m (1 200 joules) (essais INRS) ; sans être emporté ou traversé, la fissuration étant admise ; on emploie la formule abrégée : résistance > 1 200 J.

(**)La résistance effective, fonction des épaisseurs et des portées, doit être définie par des essais les plus représentatifs possibles. Il est impératif de respecter les conditions de pose préconisées par le fabricant.

 

Figure 7.1. Lanterneaux équipés de grilles de protection en surface ou en sous-face.

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Figure 7.2. Passerelle de circulation intégrée.


Figure 7.3. Chemin d'appui d'une passerelle, intégré à la structure.

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Figure 7.4. Cheminement au sol dégagé de tout équipement fixe et permettant la circulation d'un échafaudage mobile.

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7.1.2. Surfaces non translucides

Les matériaux seront intrinsèquement résistants (ex. : bacs acier, bacs alu, supports à isolation thermique intégrée). A défaut, une protection permanente sera associée (voir tableau 7.1). Ces exigences de résistance des matériaux en toiture sont d'autant plus importantes que les installations nécessitant des interventions sont fréquemment mises en place sur la toiture : exutoires de fumée qui peuvent être associés à des "retombées sur toitures", aérateurs pour la ventilation de locaux et l'extraction des fumées, locaux techniques des ascenseurs et monte-charges, installations liées directement au procès (étuve de séchage d'une chaîne de peinture par exemple). Tous ces dispositifs et équipements seront protégés, de même que les cheminements permettant d'y accéder.


7.1.3. Accès et circulation en toiture

Accès en toiture

Les modes d'accès en toiture sont du type édicules de sortie en toiture-terrasse, fenêtre ou trappes de toiture, accès par l'extérieur du bâtiment.

Edicule de sortie en toiture-terrasse. C'est le mode d'accès le plus sûr. La figure 7.5 donne un exemple d'aménagement intérieur : échelle à marche, garde-corps, poulie permettant le levage de petites charges. La sortie en terrasse doit s'effectuer le plus loin possible des rives de terrasse ou de toiture, minimum 1 m 50 (voir figure 7.6).

Fenêtre ou trappes de toiture. Ce type d'accès est beaucoup moins favorable. Le palier doit être de dimension suffisante pour installer une échelle (voir figure 7.7). Pour l'accès à certains équipements sur toiture en pente, prévoir une plate-forme de travail (voir figure 7.8).

Accès par l'extérieur du bâtiment. Des moyens d'accès permanent sont à prévoir : escaliers et échelles à marches pour les accès fréquents, échelles à crinoline pour les accès peu fréquents. Une condamnation est à prévoir, notamment pour pouvoir mettre en oeuvre une procédure d'accès (voir figure 7.9).

La toiture comportant fréquemment des équipements en sous-face (plafond) : traitements acoustiques et thermiques, installations d'extinction automatique, éclairage artificiel, des plates-formes, galeries aériennes ou galeries techniques sont à prévoir.

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Figure 7.5. Aménagements intérieurs d'un édicule de sortie.

Figure 7.6. Edicule de sortie implanté avec une zone de circulation.

remonter         Figure 7.7. Rapport de proximité entre ouverture en toiture et palier inférieur.

Figure 7.8. Plate-forme d'arrivée et de travail.

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Figure 7.9. Accès en toiture par une échelle extérieure.


Protections périphériques et autour des trémies

Les dispositions constructives doivent pallier le risque de chute de hauteur. L'étude architecturale des façades peut parfaitement intégrer des acrotères, rambardes ou écrans servant de garde-corps.

Acrotère élevée à 1 m au-dessus du niveau fini de la terrasse (exemple figure 7.6).

Garde-corps permanent ne nécessitant que peu d'entretien, h = 1 m au-dessus du niveau fini de la terrasse (exemples figures 7.10, 7.11 et 7.12).

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Dans le cas où les interventions restent exceptionnelles, il faut prévoir un dispositif permettant l'installation rapide et fiable de garde-corps par l'entreprise intervenante. Ce dispositif doit obligatoirement être associé à la mise en place de points d'ancrage répartis de manière judicieuse et de résistance appropriée. Ceux-ci peuvent notamment permettre d'installer une ligne d'assurance.

Figure 7.10. Chemin continu et intégré aux sheds de toiture.

Figure 7.11. Châssis de lanterneau surélevé.

Figure 7.12. Lanterneau équipé d'un garde-corps périphérique.

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Circulation en toitures-terrasses

Sur les toitures-terrasses, prévoir un cheminement principal sans obstacle (conduites, gaines, édicules bas, etc.) à enjamber et permettant au moins le roulement d'équipements légers.

Une zone périphérique libre de tout obstacle, de 1 m 50 minimum, permettra une circulation liée à l'entretien des façades (positionnement de portiques, supports d'échafaudage volant, etc.) (voir figure 7.6).

Lors du franchissement de parties de toiture présentant des risques de chute, des passerelles permanentes peuvent être mises en place (voir figure 7.13).

Figure 7.13. Passerelle permanente d'accès pour l'entretien d'installations sur toiture.



7.1.4. Autres éléments à prendre en compte

Il s'agit principalement :

du comportement de la toiture en cas d'incendie ou d'explosion (voir chapitre incendie - explosion),

de la réverbération du bruit : étudier la forme de la toiture et les caractéristiques phoniques des matériaux utilisés en sous-face (Code du travail, art. R. 235-2-11),

des intoxications lors des interventions : choisir des points de rejet en dehors des zones d'intervention, positionner les entrées d'air neuf par rapport aux zones de rejet (notion de vents dominants, hauteur de cheminée),

de l'isolation thermique : en tenir compte dans le choix des matériaux de couverture.


7.1.5. Bibliographie

Code du travail, art. R. 235-5. Dossier de maintenance. Art. R. 238-37. Dossier d'interventions ultérieures sur l'ouvrage.

Les toitures fragiles. Travail et Sécurité, numéro spécial, février 1987.

Documents techniques unifiés (DTU) correspondant aux types de toiture (notamment DTU nº 20-12 et nº 43-3 dans leur partie mémento pour les concepteurs).

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7.2. SOLS

La qualité des sols a une grande importance aussi bien dans les locaux industriels que dans les activités de services et les bureaux. Les répercussions sont en effet nombreuses :

sur les prix de revient : coûts très élevés de la réfection des sols dans les locaux en service, coût du nettoyage,

sur la circulation des engins : difficultés de circulation des camions et engins de manutention lorsque le sol est défectueux, et augmentation des risques d'accidents (ex. renversement de chariots élévateurs, chutes de charges, risques liés à la charge lors de la poussée manuelle de chariots, etc.),

sur la circulation des piétons : chutes de plain-pied, heurts, glissades.

Les caractéristiques des sols sont à étudier en fonction de l'activité spécifique aux lieux de travail concernés : sols industriels, sols spéciaux pour les secteurs de l'alimentation, de la restauration collective, des laboratoires, sols adaptés aux activités de bureau.


7.2.1. Critères principaux

Les critères principaux à prendre en compte sont :

la résistance du sol à l'usure et à la déformation pour éviter les détériorations : résistance aux charges statiques (intensité, surface d'application), résistance aux charges dynamiques dues à la densité et au type du trafic (fréquence pour les piétons, fréquence, charge maxi et type de roues pour les chariots et les transpalettes).

les caractéristiques liées directement à l'hygiène et à la sécurité : adhérence (pour éviter les glissades), résistance chimique à certains produits (acides, solvants, détergents, etc.), facilité de nettoyage,

les caractéristiques phoniques (et celles liées aux vibrations) : réverbération des sons, bruits d'impact, massifs de désolidarisation de certaines machines.

Le sol participe également par ses coloris à l'ambiance des lieux de travail, par la nature du revêtement à l'empoussièrement des locaux.

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7.2.2. Choix entre les revêtements

Le choix entre les différents revêtements industriels dépend essentiellement du type d'activité concerné :

Revêtements en béton : un renforcement de la couche en surface (béton de fibres d'acier, ciment et carcasse d'agrégats durs) est conseillé.

Revêtements bitumineux : ils ont l'avantage d'apporter une plus grande souplesse et par là même un meilleur confort.

Revêtements en résine à charge de quartz : pour les sols où les risques de glissade sont élevés, les résines à charge de quartz sont conseillées ; elles permettent d'atteindre des coefficients de frottement supérieurs à 0,30 (cette valeur étant le minimum acceptable pour les sols utilisés dans les secteurs alimentaires et les cuisines de restauration collective).

Carrelages : ils sont généralement réservés aux activités de l'agro-alimentaire, aux cuisines et aux laboratoires, à des locaux du type sanitaire. Les grès cérames anti-glissants sont conseillés : ils permettent d'atteindre des coefficients de frottement élevés (supérieurs à 0,30 et proches de 0,50 pour les carrelages les plus performants). Si l'épaisseur de ces revêtements est suffisante (supérieure ou égale à 12 mm), ces carrelages résistent mieux aux chocs thermiques et au roulement intensif de chariots que les sols à base de résine.

Sols plastiques : les sols plastiques sont des revêtements collés sur un subjectile résistant (le plus souvent une chape ciment). En lés ou en carreaux, ils conviennent pour la réalisation des sols de nombreux lieux de travail (bureaux, commerce, établissements de soins, électronique, textile, confection, etc.). Ils sont faciles à entretenir et à remplacer et moins coûteux que les sols scellés. Outre les critères indiqués précédemment, on devra également tenir compte de leur tenue au feu et de leur conductivité électrique (électricité statique).

Sols textiles, parquets : ne conviennent qu'à des activités particulières (hôtellerie) ou à des zones très localisées des bâtiments industriels.

Pour limiter les chutes par glissades, il n'est pas suffisant de choisir un revêtement de sol dont le coefficient de frottement dynamique est maximal. Des facteurs supplémentaires sont à considérer : l'uniformité des qualités antidérapantes du revêtement, la couleur du sol et son aptitude à changer d'aspect en présence de liquides lubrifiants ou de déchets.

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7.2.3. Conditions de pose

Il est impératif de respecter scrupuleusement les conditions de pose. Si plusieurs matériaux doivent être mis en oeuvre, le respect des proportions et du mode opératoire est indispensable pour éviter des déboires tels que retrait, fissuration, faïençage.

Dans les locaux où le nettoyage doit se faire à grande eau ou lorsque le déversement ou l'égouttage de liquides est prévisible, prévoir des pentes de 1 à 2 % dirigées vers des dispositifs de recueil (caniveaux, grilles, siphons de sols). Eviter dans la mesure du possible le découpage en "pointes de diamant" difficile à réaliser et faire en sorte que le trafic des matériels roulants (en particulier à traction humaine) reste possible sans efforts excessifs.

Les joints constituent toujours un élément important, ils sont indispensables : sans eux les dilatations risqueraient de provoquer des épaufrures aux angles des surfaces, ils doivent être réalisés par des professionnels avertis. Des siphons de sol, grilles, et autres points de recette des écoulements de surface étant définis, les raccordements au revêtement sont aussi un élément essentiel de l'étanchéité.

Les joints entre carreaux doivent être aussi étroits que possible, environ 3 mm, afin que la charge par à-coups soit répartie au mieux et ne s'applique pas exclusivement sur les arêtes des carreaux.

Note : Implantation des siphons de sol, des grilles, etc. Les dispositifs de ce type seront autant que possible implantés en dehors des aires et allées de circulation des engins munis de petites roues (ex. : transpalettes, chariots automoteurs) de manière à éviter les à-coups générateurs d'autres risques.


7.2.4. Bibliographie

Code du travail, art. R. 235-3-3.

Les sols de sécurité. Recommandation CNAM R 35. Paris, INRS, 1965.

NF P 62-001. Revêtements de sols. Propriétés antistatiques. Spécifications. Paris, AFNOR.

Sols industriels. Paris, Publications du Moniteur, 1986.

Sols antidérapants. Cahiers de notes documentaires, 1991, 145, ND 1853.

Dossier sur la glissance. Travail et sécurité, Paris, INRS, 1996, numéro 2, pp. 17 à 52.

7.3. FACADES

Quatre éléments seront traités dans ce chapitre :

les vitrages permettant la vue vers l'extérieur,

les portes et portails,

les matériaux et appareillages à utiliser en façade,

l'accès aux façades pour les interventions d'entretien et de maintenance.

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7.3.1. Vitrages permettant la vue vers l'extérieur

Les locaux de travail doivent comporter à hauteur des yeux des baies transparentes donnant vers l'extérieur, sauf en cas d'incompatibilité avec la nature des activités envisagées (Code du travail, article R. 235-3). Il est important de signaler que :

cette obligation ne concerne pas seulement les bureaux, mais aussi les ateliers et de manière plus générale tous les locaux destinés à être affectés au travail,

cette exigence est distincte de celle de l'éclairage naturel ; ainsi un éclairage zénithal apportera la lumière naturelle sans offrir de vue sur l'extérieur.

Il est recommandé que ces surfaces vitrées représentent au moins le quart de la superficie de la plus grande paroi du local donnant sur l'extérieur, en ne considérant que les surfaces en dessous de 3 m. Par ailleurs, la hauteur d'allège ne devrait pas dépasser 1 m. La hauteur d'1 m a été définie pour des postes assis. Elle peut être portée à 1,30 m si on a la certitude que les postes de travail ne permettront pas la posture assise. Les baies vitrées devront comporter un certain nombre d'ouvrants pour permettre l'aération et la correction de l'ambiance thermique. Pour un local donné, ces objectifs peuvent être atteints par différents moyens comme le montre l'exemple ci-après.

Exemple d'application

Configuration de vitrages à hauteur des yeux respectant la réglementation pour un local de 40 m de long sur 15 m de large, sans cloisons intérieures, donnant sur l'extérieur sur les deux côtés de 40 m.

Le calcul des surfaces minimales recommandées est le suivant :

superficie de la plus grande paroi du local donnant sur l'extérieur (en ne considérant que les surfaces en dessous de 3 m) : 40 × 3 m = 120 m2,

surfaces vitrées nécessaires : 120 m2 × 1/4 = 30 m2.

Sous réserve que la hauteur d'allège ne dépasse pas 1 m, de nombreuses configurations répondent à ces exigences. Par exemple :

2 bandes de vitrage de 1,50 m de haut sur 10 m de long sur un seul côté du bâtiment,

1 bande de vitrage de 2 m × 10 m d'un côté et une bande de 2 m × 5 m de l'autre côté,

20 fenêtres de 1,50 m × 1 m réparties sur le pourtour du bâtiment.

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Nettoyage

En ce qui concerne le nettoyage des vitres, on pourra concevoir les baies de façon à ce que les deux côtés de la vitre soient accessibles de l'intérieur (fenêtres basculantes, pivotantes, à la française : voir figure 7.14.). Il convient de prévoir un dispositif simple de blocage de l'ouvrant l'empêchant de basculer en cours de nettoyage. Il faut également veiller à ce que les équipements en bordure de fenêtre (convecteur, jardinière, store ou volet, etc.) ne compliquent pas l'entretien des vitrages.

Dans les autres cas et pour la maintenance (ravalement, réfection des matériaux d'isolation, d'étanchéité, de revêtement, etc.), les dispositions de prévention pour les travaux en hauteur doivent être prises (voir § 7.3.4) dès que le travail doit se faire à plus de 3 m au-dessus du sol.

Protection contre l'éblouissement et l'effet de serre

Pour les expositions est et ouest, des protections verticales (ex. stores) sont nécessaires. Au sud, elles pourront être remplacées par des auvents. Lorsque le local est de petite dimension (ex. bureaux), les protections verticales seront installées à l'extérieur pour éviter un apport thermique excessif par le rayonnement solaire (effet de serre). Des vitrages réfléchissants peuvent donner également de bons résultats.

Figure 7.14. Conditions d'accessibilité aux vitrages.

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7.3.2. Portes et portails

Les abords d'une porte constituent un endroit critique, un carrefour de risques. Dans le choix et l'implantation d'une porte, deux fonctions (passage et fermeture) sont à considérer.

Fonction passage

Les problèmes de sécurité sont liés aux flux et circulations : la largeur de la porte doit correspondre aux véhicules les plus larges et aux dimensions des charges transportées ; elle sera fonction également du sens simple ou double de circulation. La porte débouchera face à une allée principale pour éviter les manoeuvres et les collisions. Pour les accès utilisés à la fois par des véhicules (notamment les chariots élévateurs) et des piétons, une porte séparée réservée aux piétons sera implantée à côté de la porte principale avec garde-corps de sécurité de chaque côté de la porte principale (voir figures 7.15 et 7.16).

Les portes transparentes ou translucides doivent être constituées de matériaux de sécurité et signalées par un marquage à hauteur de vue. Les portes opaques seront munies de surfaces transparentes permettant la visibilité à travers la porte (hublots circulaires ou rectangulaires à hauteur des yeux des conducteurs d'engin).

Figure 7.15. Aménagement des abords d'une porte.

Figure 7.16. Bonne conception d'ensemble d'une façade d'atelier : portail, porte piétons, échelle d'accès à la toiture, baies vitrées à hauteur des yeux.

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Fonction fermeture et ouverture

Trois problèmes sont à examiner :

ambiance thermique et risques d'effraction : les portes doivent assurer une bonne fermeture (portes à lamelles à éviter), un sas étant utile lorsque les flux de circulation sont importants (au-dessus de vingt passages par heure environ) et pour les expositions nord et ouest,

les efforts physiques : la motorisation des portes permet d'éviter les déplacements, efforts et pertes de temps,

les risques d'accident : équiper les portes de systèmes évitant leur chute et diminuant les risques de coincement et de cisaillement.

Les portes automatiques doivent pouvoir être ouvertes manuellement, sauf si l'ouverture est automatique en cas de coupure d'alimentation.

Les portes à commande asservie (par des dispositifs tels que des bouches magnétiques, des cellules photoélectriques) comporteront des équipements de sécurité destinés à en arrêter la fermeture en cas de présence d'une personne dans la zone dangereuse (cellules photoélectriques, barres de contact, bandes palpeurs; etc.). Ces dispositifs déclencheront automatiquement la séquence d'ouverture de la porte.

Les portes coulissantes à déplacement vertical présentent des risques particuliers : elles seront équipées de dispositifs de sécurité pour éviter leur chute en cas de rupture d'un organe de suspension ou de compensation (système de type "parachute" (voir figure 7.17) ou équivalents).

Les zones de débattement (portes basculantes) ou de fermeture (portes à sections ou coulissantes) seront matérialisées au sol par un marquage zébré noir et jaune.

La maintenance et les contrôles périodiques de ces matériels seront organisés de manière analogue à ceux des ascenseurs et monte-charge (registres techniques).

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Figure 7.17. Système du type "parachute" pour porte coulissante à déplacement vertical.
(note technique nº 6 CRAMAM).

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7.3.3. Matériaux et appareillages à utiliser en façade

Les matériaux doivent être choisis en fonction de plusieurs critères dont les principaux sont :

L'isolation thermique (par exemple par panneaux sandwichs) correspondant aux normes actuelles en ce domaine.

L'isolation phonique. Lorsque les niveaux de bruit prévisibles à l'intérieur du local sont supérieurs à 85 dB(A), une isolation phonique (combinée avec l'isolation thermique) est une obligation pour le maître d'ouvrage (art. R. 235-2-11, Code du travail).

Du fait de la réglementation relative au niveau de bruit à respecter en limite de voisinage (décrets du 5 mai 1988), un bâtiment industriel bruyant devra donc avoir des parois apportant un bon isolement et une bonne absorption.

La résistance au feu, la facilité d'entretien, les aspects esthétiques, la tenue dans le temps, la résistance aux phénomènes climatiques, aux moisissures et au vandalisme, sont également à prendre en considération.

Les parties horizontales des façades (appuis de baies, terrassons, etc.) devront faire l'objet d'une attention particulière, pour l'évacuation des eaux de pluie notamment.

Le coût des matériaux ne doit pas être le critère économique exclusif : le coût de l'entretien ultérieur ou de la maintenance des appareils en façade peut devenir prépondérant, notamment pour les opérations répétitives ou très techniques.

Pour les appareillages, il faut également prévoir dès la conception l'entretien ultérieur des dispositifs retenus, pour minimiser la fréquence et la durée des interventions, et les éviter par l'extérieur.

Par exemple on pourra prévoir la maintenance des luminaires par accès direct au bloc projecteur ; ou des enseignes à partir du toit ; ou des coffres de volets roulants intérieurs.


7.3.4. Accès aux façades

Il n'y a pas de solution générale compte tenu des nombreux paramètres qui interviennent (hauteur globale de l'immeuble, géométrie...). Lorsqu'il n'y a pas d'accès de plain-pied fixe (passerelles, balcons), on utilise des moyens d'accès mobiles de deux types : les accès par élévation (échafaudages de pied fixes ou roulants, nacelles et plates-formes élévatrices), ou les accès par suspension (échafaudages volants, sellettes, nacelles suspendus à demeure). La mise en oeuvre de ces moyens ne peut se faire que si un minimum d'aménagements existent à l'origine de la construction. Un choix judicieux de ces aménagements conduira à une diminution du coût des opérations d'entretien ou de maintenance ultérieures. Il y a donc lieu de choisir, en fonction des dimensions, de l'architecture, du type et de la fréquence prévisible des interventions, le mode d'accès le plus sûr et de créer des aménagements en conséquence.

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L'accès aux façades par nacelle électromécanique à demeure est la solution à privilégier.

Les principales dispositions constructives sont :

Pour les accès par élévation :

Nacelles élévatrices : conviennent pour des immeubles de moins de 12 m de hauteur. Prévoir une voie de circulation stabilisée à moins de 6 m de la façade, avec des pentes modérées et sans ressauts. S'assurer qu'il n'y aura pas dans le volume de déplacement de la nacelle d'aménagements paysagés de plus de 5 m de hauteur ni de lignes électriques aériennes à conducteurs nus.

Echafaudages : prévoir l'accessibilité du pied de l'immeuble sur une largeur de 2 m (façades verticales planes) ou à déterminer en fonction de la géométrie (surplombs et débords).

Pour les accès par suspension :

Ces accès ne conviennent pas pour atteindre des parties de façades situées sous des surplombs supérieurs à 0,5 m (voir figure 7.18). En outre, lorsque la sécurité des opérateurs ne pourra pas être entièrement assurée par les dispositions constructives adoptées (absence de garde-corps, isostatique des matériels), des points d'ancrages particuliers devront être prévus pour la fixation de harnais de sécurité.

Echafaudages volants : prévoir des crochets d'ancrage à demeure, fixes ou amovibles, ou des murs d'acrotères dimensionnés pour permettre de recevoir les consoles de suspension (forme, percements, résistance au moment de renversement) : voir exemple à la figure 7.19, ou des points d'accrochage en terrasse pour les consoles en bascule.

Nacelles électromécaniques à demeure : prévoir la possibilité d'installer le chemin de roulement en couverture (en général toiture terrasse et prise en compte de la charge d'exploitation). Rappelons que ce type de matériel doit faire l'objet d'une vérification tous les 6 mois.

Figure 7.18. Retrait de façade limité à 0,50m.

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Figure 7.19. Exemple de console bloquée sur acrotère.


7.3.5. Bibliographie

Code du travail, art. R. 232-1-2 et R. 235-3-8, 3-9, sur les portes et portails.

Arrêté du 21 décembre 1993 relatif aux portes et portails automatiques et semi-automatiques.

Code du travail, art. R. 232-7 à R. 232-7-10 : éclairage ; art. R. 232-8 à R. 232-8-7 et R. 235-11 : protection contre le bruit.

Lettre circulaire DRT nº 90-11 du 28 juin 1990 relative à l'application de l'article R. 235-2 du Code du travail.

Norme NF P 25-362. Fermetures pour baies libres. Sécurité pour portails industriels. Paris, AFNOR.

Utilisation et entretien des portes. Note technique nº 8. Strasbourg, CRAMAM, 1981.

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7.4 ASCENSEURS, Monte-charge, ESCALIERS

7.4.1. Ascenseurs et monte-charge

Les ascenseurs et monte-charge posent des problèmes de sécurité spécifiques qui seront traités en début de ce chapitre. Les risques principaux sont les chutes et écrasements (notamment pour le personnel d'entretien) et les accidents de circulation à proximité de ces appareils.

A la différence de l'ascenseur, le monte-charge comporte une cabine inaccessible aux personnes par ses dimensions et sa constitution.

Réserve supérieure au-dessus du toit de la cabine

Il faut prévoir en partie supérieure une surface libre suffisante, un dispositif d'arrêt, une prise de courant, un dispositif de commande ou manoeuvre d'inspection.

Volume de sécurité en fond de cuvette

Il convient d'installer en fond de cuvette un dispositif permettant la coupure de la manoeuvre de l'ascenseur ou du monte-charge.

Aménagement du local machines

Il faut prévoir pour ce local un accès facile et sûr, un éclairage et des prises de courant, une ventilation (naturelle ou forcée), des possibilités de manutention des machines. L'emplacement du local ou son isolation phonique seront choisis de manière à ne pas apporter de gêne due au bruit.

Implantation de l'ascenseur ou du monte-charge

L'accès doit pouvoir se faire à l'écart du flux des matières ou des véhicules. Les accès seront dégagés pour permettre l'attente et la sortie des personnes ou du matériel correspondant à la capacité maximale de la cabine.

Pour protéger le personnel du risque d'accrochage entre paroi et cabine, cette dernière doit être munie d'une porte (arrêté du 5 mars 1980 concernant les installations neuves).

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7.4.2. Escaliers principaux liés à la structure du bâtiment *

Un soin particulier doit être apporté à la conception des escaliers pour trois raisons :

nombre élevé d'accidents du travail (près de 5 % des accidents graves),

rôle important pour l'évacuation en cas d'urgence (incendie par exemple),

fatigue physique pour un usage fréquent.

*Pour les escaliers annexes et échelles fixes liées à des installations à l'intérieur des bâtiments, voir chapitre 6.6

.Nombre d'escaliers et dimensions à respecter

Le tableau 8.1 (du chapitre 8.2 incendie, explosion) définit le nombre et la largeur des dégagements. Lorsque ces dégagements comportent des escaliers, ceux-ci doivent avoir la même largeur. Leur emplacement doit correspondre aux données sur le flux de circulation (voir chapitre 5) et permettre de remplir les conditions suivantes :

en étage ou en sous-sol, la distance à parcourir pour gagner un escalier doit toujours être inférieure à 40 m ;

au rez-de-chaussée, le débouché de l'escalier doit être situé à moins de 20 m d'une sortie sur l'extérieur.

Dans le cas où il y a plusieurs escaliers, la largeur de chacun d'eux doit être au moins égale à 0,90 m. Toutefois, s'il s'agit d'une rénovation ou d'une installation dans un immeuble existant, cette largeur peut être ramenée à 0,80 m.

De manière à pouvoir évacuer une personne couchée sur un brancard, il est nécessaire que certains escaliers soient dimensionnés en conséquence (voir figure 7.20).

Figure 7.20. Dimensions des escaliers pour évacuer une personne couchée sur un brancard

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Type d'escalier

Le choix dépend de nombreux facteurs, notamment de l'espace disponible. Du point de vue de la prévention :

L'escalier droit sur plan rectangulaire (figure 7.20) est recommandé : volées courtes facilement identifiables, alternance travail (marches) ­ repos (paliers) bien équilibrée, facilité d'entretien du sol et de la cage d'escalier. Si l'escalier est à structure métallique, des précautions doivent être prises pour le désolidariser du gros oeuvre (vibrations et bruits d'impact).

L'escalier à volée courbe balancée est acceptable.

L'escalier hélicoïdal est à éviter, surtout si la fréquence de passage est élevée et que des charges y sont transportées. Ce type d'escalier ne peut être utilisé pour le passage d'un brancard (compte tenu des tolérances dimensionnelles) que si le noyau central est supérieur à 82 cm.

Les tolérances dimensionnelles à respecter sont présentées dans le tableau 7.2.

Les mesures sont à prendre le long de la ligne de foulée située dans l'axe de l'emmarchement ou à 60 cm du noyau ou du vide central.

Ne pas dépasser 25 marches par volée.

Tableau 7.2. Tolérances dimensionnelles recommandées pour les escaliers

Tolérances dimensionnelles
13 cm <
H
< 17 cm
28 cm <
G
< 36 cm
60 cm <
2H+G
< 64 cm
H : Hauteur de marche
G : Giron

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Pour les escaliers hélicoïdaux, ces tolérances sont à respecter sur la ligne de foulée, située à 60 cm du noyau central et le giron extérieur doit être inférieur ou égal à 42 cm.

Rampe (ou garde-corps en rive) et main courante

Hauteur de la rampe > à 90 cm sur une volée d'escalier
  > à 100 cm sur palier

Si la rampe est ajourée, voir également les normes NF E 85-031 et E 85-101.

Hauteur de la main courante : 90 cm à partir du nez de marche. La main courante ne doit présenter aucune interruption.

Type de marche

Pour le revêtement d'ensemble, voir le chapitre 7.2 Sols. Le choix des nez de marche est particulièrement important : éviter les revêtements collés (surépaisseur dangereuse si décollement), le nez de marche doit être bien visible (couleur différente du reste de la marche) et antidérapant.

Eclairage de l'escalier

Eclairage naturel conseillé, mais éviter l'éblouissement par vision directe du soleil (par choix de l'emplacement et du type de vitrage).

Eclairement artificiel : valeur conseillée : 100 à 300 lux, valeur minimale : 60 lux.

Eviter des contrastes trop importants avec d'autres locaux (variations dans un rapport de 1 à 5).

Choix du luminaire : soit plafonnier ou applique, non visible lors de la descente, soit plafonnier dans l'axe de symétrie de l'escalier (dans ce cas luminance < 2 000 cd/m2) (voir figure 7.21).

Ventilation. Désenfumage

Si l'escalier est encloisonné (cas le plus fréquent), le désenfumage est réalisé par la mise en pression de la cage d'escalier ou son balayage. S'il n'est pas encloisonné, les règles à appliquer sont celles des grands volumes.

Autres chapitres à consulter

Eclairage artificiel, sorties de secours.

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Figure 7.21. Emplacements possibles pour les luminaires.

7.4.3. Bibliographie

Code du travail, art. R. 235-4-1 à R. 235-4-7.

Des règlements spécifiques s'appliquent aux établissements recevant du public et aux immeubles de grande hauteur (voir brochures nº 1477 et 1536 des Journaux officiels).

Parcs de stationnement couverts : circulaire du 3 mars 1975 (JO 6 mai 1975).

Bâtiment. Ascenseurs et monte-charge. Tomes 1 et 2. Paris, AFNOR.

NF P 01-011. Escaliers droits en maçonnerie. Paris, AFNOR.

NF E 85-031. Escaliers métalliques à volée droite. Paris, AFNOR.

NF E 85-101. Garde-corps métallique. Paris, AFNOR.

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Liens:

Voici le lien du site LE GUIDE LESEUR DE LA SECURITE INCENDIE POUR LE PARTICULIER ET LE PROFESSIONNEL 29/11/2003

http://www.pc-securite.dpn.ch/ Ici on obtiens une bonne sensibilisation en matière de disposition de secours basique et aussi une bonne orientation et assurance pour des cas d'hésitation. Prendre de l'avant face aux dangers domestique ou en entreprise.

 

http://www.afnor.fr/prt_actu_cont.asp?Ref=1792&lang=French 

La plate-forme logistique de Villabé (Essonne) qui accueille des entrepôts Auchan (cf. Enjeux n° (...) AFNOR - Actualités 08/12/2003

21.05.2008 13:01:29

 

 

 


 

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