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Il existe un manque évident de personnel qualifié
dans le transport et la logistique en Europe de l’Ouest et plus
particulièrement en France.
Nous ne sommes pas le seul secteur d’activité à
être touché par ce phénomène dans notre pays. Les métiers du BTP et
ceux dit de " bouche " connaissent les mêmes problèmes.
Pour ces derniers l’ANPE annonçait dernièrement que 60 000 emplois
offerts ne trouvaient pas preneur.
Alors quoi de commun entre la restauration, le BTP
et les transports ? Entre autre la pénibilité, les horaires décalés,
le manque d’image de marque, des salaires ne compensant pas les désavantages
et ne faisant surtout pas assez de différences avec les aides que
peuvent trouver, à juste titre, ceux qui n’ont pas de travail, comme
ceux qui de façon anormale préfèrent être payés à ne rien faire.
Le phénomène est cependant plus criant dans notre
pays que dans d’autre, pourquoi ?
La
réponse que nous pouvons essayer d’apporter est loin d’être
exhaustive mais peut permettre de mettre en ordre quelques idées.
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Plusieurs
catégories sont à étudier.
Les
conducteurs
Les
manutentionnaires
L’encadrement
Les conducteurs :
A tous seigneurs tout honneur commençons par les
plus nombreux et ceux que l’on voit le plus souvent : les
conducteurs routiers. Iles représentent plus de 66% du total des salariés
du secteur marchandises et un peu moins de 50% dans les voyageurs.
Chaque année les entreprises ont du mal à satisfaire leur besoin.
Besoins de renouvellement des départs à la retraite des anciens mais
aussi générés par un accroissement de l’activité, par le développement
de l’ebusiness et par l’effet 35 heures.
Comment réagir et surtout quelles sont les causes
de ce manque de main d’œuvre alors que l’ANPE continue à être le
premier employeur de France bien que le trend soit à la baisse ?
Quelques réponses :
Le métier souffre d’un déficit d’image évident
et qui rejaillit sur toutes les catégories de personnel. On ne parle de
transport que lorsqu’il y a des accidents et des grèves, ce qui ne
fait qu’amplifier une image fortement négative. Les organisations
professionnelles et les pouvoirs publics ont une action forte à mener.
La suspension du service militaire prive les jeunes
du seul diplôme dont certains disposaient à la sortie du service :
le permis poids lourd. Jusqu’à aujourd’hui le service formait 39%
des conducteurs ; de plus la formation s’est complexifiée, ce
qui est une bonne chose, mais qui n’attire pas forcement les jeunes.
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Des jeunes que l’on peut grossièrement diviser en
deux grandes catégories :
Les adeptes du cocooning qui souhaitent rentrer chez
eux tous les soirs, ils sont de plus en plus nombreux. Ils ne
choisissent donc pas un métier qui en apparence oblige à découcher et
à avoir des horaires décalés par rapport à d’autres professions
pour des salaires égaux ou inférieurs. Il faut relativiser cela car
70% des chauffeurs ne dépassent pas les 150 KM par jour, mais ces
derniers doivent avoir des qualités commerciales et administratives
puisque les chauffeurs livreurs sont plus en contact avec la clientèle .
il est aujourd’hui très difficile de trouver des chauffeurs livreurs
pour les grandes métropoles.
Les aventuriers qui comme leur grands anciens
souhaitent partir longtemps pour, bien sur, en plus, profiter de frais
de déplacements et d’heures supplémentaires, mais les nouvelles lois
d’ARTT interdit à ces travailleurs de se réaliser, tout en restant
dans la légalité des temps de conduite. De plus l’informatique
embarquée et les différents moyens de suivi de flotte font que ces
aventuriers ne se sentent plus totalement libres puisque les sédentaires
peuvent à présent savoir à quelques centaines de mètres près leur
position, leur vitesse voir même intervenir sur le véhicule ;
alors ces aventuriers que l’on respectait autrefois sur les routes et
qui existent encore dans d’autres pays disparaissent peu à peu pour
prendre une poste en usine e profiter différemment de la vie.
Pour réagir en France il faut là encore
revaloriser l’image de marque du métier en employant des techniques
marketing qui touchent les jeunes. Mais vu les contraintes sociales
actuelles la partie est loin d’être gagnée et les acteurs doivent
d’ors et déjà commencer à se tourner vers d’autres pays pour être
sur à terme de trouver les ressources nécessaires. Certains
s’organisent vers les pays de l’Est où les contraintes sont plus
faibles, les coûts plus bas et la pénibilité du travail moins
durement ressentie.
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Les manutentionnaires :
Ces hommes indispensables au fonctionnement de nos métiers
sont les plus mal connus et les moins valorisés. Il faut reconnaître
que le métier de ces " soutiers " n’a que très
peu évolué depuis de nombreuses années et que rien n’est fait pour
vraiment attirer les jeunes vers un métier pénible et peu gratifiant.
Le développement des codes barre et des terminaux
de quai inverse un peu cette tendance mais pose d’autres problèmes ;
jusqu’à présent une population souvent presque illettrée pouvait
venir se substituer au manque de main d’œuvre nationale, à tel point
que certain réseau de messagerie avait institué sur les étiquettes
directionnelles des couleurs en plus des inscriptions.
Aujourd’hui en logistique beaucoup de sociétés
sont obligées de faire passer des tests d’embauche aux
manutentionnaires pour vérifier s’ils seront capables de lire et écrire
même de façon sommaire .
Peu de solution en particulier dans les centres éloignés
de source de main d’œuvre acceptant de telles fonctions
temporairement comme le font les étudiants américains pour le centre
de transit de FEDEX à Memphis Tennessee, par exemple.
L’encadrement :
Une nouvelle génération est en train de finir de
se mettre en place ; celle des jeunes sortant de formation spécialisée
transport logistique. Ils sont en général bien formés sur le plan théorique,
mais à la différence de leurs anciens " sortis du rang ",
ils ne connaissent pas les finesses de l’exploitation et désirent
avoir rapidement une évolution de carrière. Dans les PME cela oblige
à s’organiser face à une volatilité de l’encadrement, dans les
groupes cela est moins vrai car des possibilités de cursus et de
changement sont plus facile à offrir.
Cet état de fait pose donc un problème de
recrutement des bons éléments. Le déficit d’image de la profession,
le passage par des emplois demandant un investissement fort dans les
premières étapes, font que les jeunes cherchent plutôt des diplômes
les amenant vers l’industrie ou actuellement mieux, vers le monde de
l’informatique et pus particulièrement celui de l’Internet.
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Pour la logistique plus particulièrement le problème
est différent ; il faut trouver des cadres suffisamment techniques
mais généralistes aussi ; la transversalité de la fonction
logistique fait que le logisticien doit être capable de gérer les
problèmes de technique logistique mais aussi de parler et comprendre la
problématique de tous les services de l’entreprise. On demande de
plus très souvent au logisticien d ’ être un homme de stratégie
pour concevoir des schémas souvent complexes ; mais le même homme
devra être un tacticien capable de mettre en œuvre les moyens nécessités
par la décision stratégique. Enfin le même ,encore, devra être un opérationnel
capable de gérer le quotidien de l’exploitation. Les qualités
requises pour tout cela ne sont pas les mêmes et trouver des personnes
capables de tout réaliser n’est pas facile.
La situation dans les métiers transports logistique
n’est pas dans une bonne période en ce qui concerne la recherche de
compétence ; il faut nuancer les propos ci dessus qui ne sont
qu’une rapide réflexion permettant d’aller éventuellement plus
loin dans des décisions .
En effet les sujets
sont différents si nous considérons le routier, le maritime, l’aérien
ou le ferroviaire ; ils sont aussi différents si l’on traite de
PME ou de groupe de transport ; la certitude est que nos métiers
souffrent beaucoup d’un manque d’image de marque vis à vis du grand
public et en particuliers dans les domaines opérationnels qui sont de
loin les plus nombreux. L’autre affirmation que l’on peut faire est
que la réalité économique ne nous permet pas d’attirer de façon
massive par des rémunérations attrayantes des candidats rebutés par
les difficultés du métier et souvent incités à rester chez eux. Je
ne pense pas que les nouvelles lois sociales très spécifiquement françaises
améliorent la situation et les pavillons étrangers ont de beaux jours
en perspectives sur le territoire national.
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Défi
logistique du transport routier par mmm-group.
Exemple du contenu par la diapo N°16, aperçu de la
problématique européenne sur les alternatives des choix de moyen et
leurs éléments marquants.
enjeux
transport routier par mmm-group
21 diapositive PPT
1331 Ko.
(après
le petit message d'erreur, cliquez OK, puis attendre ;-))
www.idelux.be/
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15.10.2007 17:14:30
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