INCENDIE SUITE
LE
COMBUSTIBLE
Plusieurs mesures de Prévention
a) Gaz
La survenance d'un feu de gaz dépend
des caractéristiques physiques du gaz et des caractéristiques
de combustion du mélange gazeux. Ces dernières sont
conventionnelles et dépendent grandement des appareils et conditions
d'essai.
Un gaz présente généralement un
danger lors de conditions de fonctionnement anormales des installations
et, particulièrement lors d'une fuite dans l'air ambiant quand il peut
former un mélange gazeux. La fuite se dirigera-t-elle vers le bas (cas
du propane) ou vers le haut (cas du gaz naturel, de l'hydrogène). Il
faudra donc connaître la densité du gaz par rapport à l'air.
Quelques valeurs à la température ambiante et à la pression atmosphérique:
CO: 0,97; CO2: 1,5; C4H10:
2; C3H8: 1,6, CH4:
0,6). Une caractéristique du mélange gazeux est la vitesse
de diffusion du gaz dans l'air c'est-à-dire la vitesse avec
laquelle le mélange gazeux se réalise. Une fuite de propane peut se
propager le long du sol environnant sur de grandes distances parce qu'il
lui faut un temps relativement long pour que le propane se mélange à
l'air. Par contre l'hydrogène se mélangera plus rapidement à l'air.
La vitesse de diffusion d'un gaz dans l'air est inversement
proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz.
Voici déjà deux éléments qui pourront caractériser la formation
d'un mélange gazeux car ce sera ce mélange qui pourra s'enflammer et
non le gaz à l'état pur.
Parmi les caractéristiques de
combustion, on notera le pouvoir calorifique du gaz et plus particulièrement
son pouvoir calorifique inférieur, l'eau de réaction
restant à l'état de vapeur. Il s'exprime en MJ/m3. Le pouvoir
comburant est défini par la quantité d'air nécessaire à la
combustion. Par exemple la combustion de 1 m3 de gaz naturel
requiert 8 m3 d'air.
Les limites d'inflammation
d'un mélange gazeux permettent de déterminer les
concentrations de gaz qui, dans des mélanges gazeux, peuvent être
enflammés avec ou sans présence d'une flamme pilote. Les valeurs qu'on
trouvera dans la littérature différeront donc d'un ouvrage à l'autre
selon les appareils et les conditions d'essai utilisés. Ces limites
augmentent avec la température et la pression du mélange. Les limites
d'inflammation ou limites d'inflammabilité peuvent, par exemple,
s'exprimer en % en volume, en g/m3 d'air ou en mg/litre
d'air. En prévention incendie, c'est la limite inférieure
d'inflammabilité qui est la plus importante.
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Dans le cas où le gaz est un n-alkane
(formule générale Cn H2n+2) tels que le méthane, propane,
butane…la limite inférieure d'inflammabilité est pratiquement
constante à une valeur de 40 à 50 g/m3 ou 37 à
45 mg/l tandis que la limite supérieure augmente sensiblement de 130
g/m3 pour n=1 (méthane) à 380 g/m3 pour n=10 (décane).
La limite inférieure d'un mélange gazeux peut être déterminée par
le calcul. Par exemple, la limite inférieure d'inflammabilité d'un mélange
gazeux, en volume, de 50% de propane (limite inférieure = 2,1 % en
volume) + 40 % de n-butane (limite inférieure = 1,8 % en volume + 10 %
d'éthane (limite inférieure = 3% en volume vaut:
| L= |
100 |
= 2 %
vol |
| 50/2,1
+ 40/1,8 + 10/3 |
Lorsque la température atteint une
valeur critique le mélange gazeux peut s'enflammer sans présence de
flamme pilote. Cette température est appelée température
d'auto-inflammation ou point de combustion spontanée. C'est la
température à laquelle l'intérieur d'un réservoir conventionnel,
contenant le mélange gazeux, doit être porté pour que ce mélange
s'enflamme endéans les quelques minutes. On constate immédiatement que
cette valeur est très conventionnelle et dépend de la forme du réservoir,
du gradient de température auquel le réservoir est soumis ainsi que la
durée d'exposition.
Nous avons vu que l'apport calorifique
pouvait également être fourni par une source d'énergie au lieu d'une
augmentation de température ambiante. Dans le cas des mélanges gazeux
cette énergie d'inflammation est très faible. Par exemple pour
enflammer un mélange propane-air, il suffit d'une étincelle de 0,25
mJ. Pour un mélange propane-oxygène, 0,001 mJ suffisent.
L'augmentation de fréquence de répétition de ces apports énergétiques
sous forme d'étincelle favorises également l'inflammation.
image:source d'énergie
La figure ci-dessus montre que cette énergie est minimale pour une
concentration située à mi-chemin entre les deux limites d'inflammation
LSI et LII du mélange. Elle dépend également de la concentration
d'oxygène dans l'air.
Les mesures de prévention associées
à l'usage de gaz inflammables seront caractérisées par l'évitement
de fuites, une ventilation qui évite que le mélange gazeux reste dans
ses limites d'inflammabilité et la non présence de sources
d'inflammation.
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b) Liquides
Les caractéristiques physiques des
liquides qui nous intéressent sont la densité par
rapport à l'eau pour savoir si le liquide flotte ou non sur l'eau
d'extinction, sa miscibilité dans l'eau qui nécessitera
l'usage de mousses d'extinction qui ne se dissolvent pas dans l'eau, la densité
des vapeurs qui est toujours supérieure à l'unité et
conditionne donc leur propagation vers les parties basses, la température
d'ébullition à laquelle l'entièreté du liquide passe de la
phase liquide à la phase vapeur et la tension de vapeur
qui conditionne la vitesse d'évaporation dans l'air car le mélange
gazeux se forme d'autant plus rapidement que la tension de vapeur du
liquide est élevée.
Enfin, une autre caractéristique des
gaz est leur pouvoir calorifique qui s'exprime en MJ/m3
ou MJ/l et qui intervient plus particulièrement dans le chapitre
suivant consacré au développement de l'incendie.
Un liquide, en soi et d'un point de
vue purement physique, n'est pas inflammable. C'est le mélange des
vapeurs du liquide dans l'air qui peut former un mélange gazeux
inflammable et on en revient, pour les liquides, à ce qui a été dit
pour les gaz en ce qui concerne les limites d'inflammabilité,
les énergies d'inflammation et les températures
d'auto-inflammation ou points de combustion spontanée. Il
s'ensuit que pour qu'un liquide présente un danger immédiat, il faut
qu'il s'évapore et que ses vapeurs forment, avec l'air ambiant, un mélange
gazeux inflammable. Vu que la formation de ce mélange gazeux est
tributaire de l'évaporation du liquide il serait intéressant de connaître
la température la plus basse à laquelle le liquide fournit
suffisamment de vapeurs pour former, avec l'air ambiant, un mélange
gazeux qui s'enflamme sous l'effet d'une source d'énergie calorifique
telle qu'une flamme pilote. C'est en fait la définition du point
d'éclair. Le point d'éclair est un concept pétrolier et
les premiers appareils, conventionnels une fois de plus, qui permettent
de définir un point d'éclair ont été décrits dans des normes pétrolières.
Il faut donc toujours préciser l'appareil qui a été utilisé quand on
donne une valeur de point d'éclair. La valeur dépend non seulement de
l'appareil mais également de la bonne vue de l'opérateur qui doit déceler
le début d'inflammation.
L'état de dispersion dans l'air
intervient quand le liquide y est dispersé sous forme de fines
gouttelettes pour former un brouillard. Cette propriété
est utilisée dans les brûleurs à mazout. Elle est à l'origine du début
d'incendie qui a provoqué la catastrophe minière de Marcinelle.
Dans la figure ci-dessous
(concentration du liquide dans l'ait par rapport à la température de
l'air,) considérons un mélange de y% en volume de liquide dans de
l'air sous forme d'un brouillard (trait a) c'est-à-dire des fines
gouttelettes de liquide réparties dans l'air.

remonter
En augmentant la température de ce mélange,
on atteindra une température T1 à partir de laquelle les gouttelettes
de liquide se vaporisent. On obtient un mélange gazeux. En répétant
cette opération pour différentes concentrations liquide/air, on
obtient la courbe m. Pour une concentration de 100% de liquide
dans l'air le point m de la courbe représente la température d'ébullition
Te du liquide. Si on provoque une étincelle dans la zone "mélange
gazeux" située à droite de la courbe m, on constate
que le mélange gazeux s'enflamme pour tous les points situés dans la
zone A et ne s'enflamme pas dans les zones C. Les séparations de ces
zones constituent en fait les limites d'inflammabilité qui, on le voit,
varient en fonction de la température du mélange. L'utilité de cette
figure est de mettre en évidence le point critique PE qui correspond à
la température la plus basse à laquelle le mélange gazeux peut
s'enflammer sous l'effet d'une source d'énergie (étincelle ou flamme)
conventionnelle. Le point Y est le point d'éclair. Cette figure permet
de définir:
Les limites d'inflammabilité LSI et LII;
La variation de ces limites en fonction de la
température;
Le point d'éclair PE,
qui sont toutes des grandeurs
conventionnelles dont la valeur est fortement influencée par appareils
utilisés pour les définir. Ces appareils sont généralement décrits
dans des normes ISO, EN ou NBN.
Mais la notion de point d'éclair ne
satisfait pas toujours le praticien car l'inflammation constatée par
l'opérateur ne se maintient pas dans le temps. Pour obtenir une
combustion entretenue du mélange gazeux il faut que le liquide soit
porté à une température légèrement supérieure au point d'éclair.
C'est le point de feu situé à droite du point d'éclair. Concept très
peu utilisé vu que sa valeur s'écarte de celle du point d'éclair de
l'erreur de mesure de ce point d'éclair.
Nous avons défini ci-dessus la zone A
dans laquelle le mélange gazeux est inflammable en présence d'une
source d'énergie calorifique. Quand la température augmente cette
source d'énergie n'est plus nécessaire et on est dans la zone B où le
mélange est réputé auto-inflammable. On constate que le point
d'auto-inflammation Ta dépend de la concentration du gaz dans le
mélange gazeux.
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| PREVENTION
|
 |
Les
mesures de prévention associées à l'usage de liquides
inflammables seront caractérisées par la quantité de
liquide, son mode de stockage ou
conditionnement, son point d'éclair, les
possibilités de ventilation aux point bas qui
permettront d'éviter qu'un mélange gazeux, résultant d'une
fuite éventuelle, reste dans ses limites d'inflammabilité et
la non présence de sources d'inflammation en
particulier aux point bas vu que les vapeurs de liquides
inflammables sont plus lourdes que l'air. |
| LEGISLATION |
| Le point d'éclair en
vase ouvert des huiles d'ascenseurs hydrauliques doit être inférieur
ou égal à 190 °C. Le point de feu ne peut pas excéder 200 °C.
Le point de combustion spontanée ne peut excéder 350 °C (AR
07.07.1997, "Normes de base annexes 2, 3 et 4"). |
Il est intéressant de noter les
valeurs du point d'éclair d'une solution eau-alcool en fonction de la
concentration de l'alcool du mélange.
| Concentration d'alcool |
Point d'éclair |
| en % en poids |
en °C |
| 100 |
12 |
| 90 |
17 |
| 70 |
21 |
| 50 |
24 |
| 30 |
29 |
| 10 |
47 |
| 5 |
60 |
Et d'un mélange diesel-essence
| Concentration
d'essence |
Point d'éclair |
| en % en volume |
en °C |
| 0 |
70 |
| 1 |
60 |
| 5 |
35 |
L'eau étant le principal agent
d'extinction d'un incendie, il n'est pas inutile de rappeler que la
vapeur d'eau prend un volume égal à 1.700 fois le volume qu'elle a
sous forme liquide.
C'est ce qui explique que de l'eau jetée
dans une friture à 160 °C se vaporise immédiatement à l'intérieur
de la graisse en prenant une expansion de 1700 fois transformant un feu
de surface en feu d'une infinité de gouttelettes qui forme une
impressionnante et énorme flamme. Dans le cas d'une friteuse domestique
(graisse: 16 MJ/l) la dispersion de la graisse due à la brusque évaporation
d'un demi-verre d'eau peut provoquer la combustion brusque de 1/2 litre
en une seconde soit une puissance de 8 MJ/s ou 8.000.000 W.
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c) Solides
La combustibilité
d'un solide est une valeur physique qui se définit conventionnellement
dans une bombe calorimétrique. Elle s'exprime par la quantité d'énergie
thermique dégagée par la combustion complète du solide dans l'oxygène.
C'est une valeur qui est prise en considération dans la législation
française. Dans les autres pays, on définit une combustibilité
conventionnelle qui répond non pas à des principes de physique pure
mais aux conditions rencontrées lors d'un incendie. Comme l'objectif
est de rechercher des produits de constructions non combustibles,
l'essai est appelé essai de non-combustibilité. Il
consiste à placer un petit échantillon de solide cubique d'environ 5
cm de côté dans un four à une température de 750 °C et à constater
une augmentation de la température du four ou une présence de flamme.
Cet essai est décrit dans une ancienne norme internationale ISO
1182.
Suite à cet essai, le produit sera
combustible ou non-combustible. Il n'existe aucune gradation. Son côté
conventionnel sera illustré par le fait qu'un produit combustible dans
une bombe calorimétrique pourra être classé comme étant
non-combustible dans l'essai ISO 1182.
| LEGISLATION |
| Afin de caractériser la
réaction au feu des matériaux, on recourt aux essais de réaction
au feu suivantes: 1° méthode décrite dans la norme ISO 1182
(AR 07.07.1997, "Normes de base annexe 5"). |
L'inflammabilité est
une autre caractéristique des solides. On devrait plutôt dire leur
facilité d'inflammation car, dans ce cas, il existe une classification:
un solide peut être plus ou moins facilement inflammable. Il existe de
très nombreux essais conventionnels qui permettent de mesurer le degré
d'inflammabilité. Chaque pays a son essai. En Belgique, on utilise un
des essais français et un des essais
britanniques.
Ces deux concepts de combustibilité
et d'inflammabilité font partie de ce qu'on appelle la réaction au feu
des matériaux.
On ne perdra jamais de vue que la
combustibilité et l'inflammabilité ne constituent pas des propriétés
intrinsèques des matériaux. Certains chercheurs, qui pensaient "feu"
au lieu de penser "incendie" avaient mis au point une
sorte de boite noire qui donnait un chiffre définissant la réaction au
feu du matériau testé. Ce concept n'a jamais été reconnu par la
profession. La facilité d'inflammation d'un matériau dépend de son
mode de placement, de son support, de son orientation, du mode d'attaque
thermique. Par exemple un textile combustible posé sur une paroi
isolante s'enflammera moins facilement que s'il est posé sur une paroi
métallique
Chaque pays donne une définition différente
de la réaction au feu. En Belgique, la seule définition légale
actuelle est:
remonter
| LEGISLATION |
| La réaction au feu d'un
matériau de construction est l'ensemble des propriétés d'un
matériau de construction considérées en relation avec la naissance
et le développement d'un incendie. (AR 07.07.1997,
"Normes de base annexe 1"). |
C'est une ancienne définition belge
inscrite au point 0.5.2.1 de la norme NBN 713-010 de l'année 1970 abrogée
en 1980. Cette définition est très restrictive et totalement inadaptée
à une saine évaluation de la réaction des matériaux à l'incendie et
non plus à un feu de faible puissance. La définition légale de la réaction
au feu des matériaux de construction sera prochainement entièrement
modifiée, au niveau européen, d'une façon beaucoup plus réaliste
dans le cadre de l'application de la directive européenne sur les
produits de construction. Elle tiendra compte de la densité et la
toxicité des fumées qui est un élément fondamental que les législations
belges actuelles négligent totalement. Un classement particulier de la
réaction au feu tiendra également compte de la formation de gouttes
enflammées lors de la combustion des matériaux.
L'évaluation légale actuelle de la réaction
au feu, dans l'unique cadre d'application des "Normes de
base", s'énonce comme suit:
| LEGISLATION |
|
Afin de caractériser la
réaction au feu des matériaux, on recourt aux essais de réaction
au feu suivantes: 1° méthode décrite dans la norme ISO 1182
… 2° méthode décrite dans la norme française NF P 92-501
et 3° méthode décrite dans la norme britannique BS 476: part
7. Ces deux méthodes ajoutées à celle énoncée ci-dessus
permettent de définir la réaction au feu des matériaux
uniquement dans le cas des bâtiments qui tombent dans le cas
d'application des "Normes de base" (AR
07.07.1997, "Normes de base annexe 1").
Les matériaux sont répartis
en 5 classes AO, A1, A2, A3 et A4 (AR 07.07.1997,
"Normes de base annexe 5")
|
Comme pour les gaz et les liquides on
retrouve pour les solides la notion de pouvoir calorifique
qui s'exprime en MJ/kg et qui intervient, également, plus particulièrement
dans le chapitre suivant consacré au développement
de l'incendie. Retenons comme ordre de grandeur la valeur de 17 à
20 MJ/kg pour le papier et le bois.
Nous devons toutefois ajouter d'autres
caractéristiques physiques importantes des solides, dont l'état
de division. L'acier massif n'est pas combustible tandis que la
laine d'acier utilisée par la ménagère s'enflammera très rapidement
au contact des pôles d'une pile de 4,5 V et de la poudre d'acier
s'enflammera encore plus facilement et rapidement. L'état de division
des solides intervient également pour le bois: poutre en bois massif,
feuille de bois de recouvrement, copeaux de bois, sciures de bois. Un mélange
de poussières de bois, farine, sucre, céréales… dans l'air
s'enflammera très rapidement sous forme d'explosion.
| PREVENTION |
 |
Les machines à bois
seront toujours équipées de dispositifs d'évacuation des
copeaux et poussières de bois. |
Une inflammation spontanée
pourra se produire quand un solide combustible est soumis à une action
continue d'oxydation. Ce sera le cas de chiffons gras qui seront le siège
d'une combustion dont la chaleur ne pourra pas s'évacuer ce qui aura
pour conséquence une augmentation de la température de ces chiffons
jusqu'à l'inflammation spontanée du corps gras.
| PREVENTION |
 |
Les chiffons gras
seront toujours contenus dans des récipients métalliques fermés
par un couvercle. |
remonter
La conductibilité thermique
d'un solide conditionne les transferts de chaleur. Les isolants
thermiques sont utilisés pour retarder l'échauffement de structures métalliques
qui peuvent perdre leur stabilité au feu quand leur température dépasse
les 500 °C. Les conducteurs pourront favoriser la naissance d'un
incendie. Ce sera le cas de travaux de soudure effectués sur une
canalisation métallique sur le parcours de laquelle se trouvent des
produits combustibles derrière une paroi qui cache ces produits au
soudeur.
| PREVENTION |
 |
Contrairement à
d'autres pays notre législation n'impose pas formellement
l'usage du permis de feu. C'est pourtant une très ancienne
pratique des assureurs incendie. |
Le coefficient de dilatation
peut intervenir pour disloquer les éléments supportés par des
structures métalliques ou en béton armé soumis à l'incendie.
| PREVENTION |
 |
Le danger des
dilatations de charpentes est pris en compte dans le concept des
murs coupe-feu des assureurs qui est beaucoup plus sérieux et
plus complet que la seule référence légale de résistance au
feu Rf déterminée en laboratoire. |
Dans le cas du bois, la teneur
en eau a également son importance. Le risque d'incendie des
bois et taillis augmente en période de sécheresse. On ne laissera
jamais des herbes sèches ou buissons près d'un réservoir de propane
ou d'installations de process chimiques.
|