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disparites_salariales_24heures_ch
| Disparités
salariales -suisse- Article de
presse
du mercredi 19/11/2003
Cela ressort des données 2002 présentées
hier à Berne par l’Office fédéral de la statistique (OFS), lors
d’une conférence de presse.
19/11/2003.
Quotidien 24heures,
Lausanne-CH.
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insertion : Brochures d'inspiration comparatives,
Cliquez y. 18/11/2003
autre secteur
Afin
d'élargir nos possibilités de "spéculations personnelles"
et obtenir une vue différente de la question. sur
site le 27/07/2003
Nouveau: calculateur de salaire de l'Union syndicale suisse.
Lien vers
le site.
13/06/2005
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Un
salarié sur dix gagne moins de 3500 francs
La palme des hauts revenus revient aux
banques et aux assurances, alors que les rémunérations dans
les services personnels ou l’hôtellerie-restauration sont à
la traîne. |
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DR
Le nombre d’emplois à bas salaires diminue régulièrement en
Suisse depuis quelques années. La proportion des postes dotés
d’un salaire inférieur à 3500 francs brut par mois pour un
temps complet est passée de 12,8% en 1998 à 8,9% l’an
dernier.
Ces données globales masquent toutefois le fait que dans
certaines activités, les faibles rémunérations sont quasiment
la norme. Cela ressort des données 2002 présentées hier à
Berne par l’Office fédéral de la statistique (OFS), lors
d’une conférence de presse.
Branches mal payées
Ainsi en est-il des postes proposés dans les services
personnels, qui englobent par exemple les coiffeurs. Là, 47,4%
des emplois sont dotés de rémunérations inférieures à 3500
francs brut par mois pour un temps complet. L’industrie de
l’habillement s’en sort un tout petit peu mieux, avec 45,7%
des postes payés au-dessous de cette barre symbolique.
A l’inverse, la chimie ne propose que 2,5% de l’ensemble de
ses postes à de tels niveaux de salaires. Dans les banques, ce
taux tombe même à 0,4%.
Cette diminution de la proportion des faibles rémunérations ne
doit en outre pas cacher que 22,8% des personnes employées en
Suisse, soit 622 800, recevaient moins de 3000 francs net par
mois en 2002. Parmi elles, 89 600 étaient même dans cette
situation alors qu’elles travaillaient à plein temps.
Salaire type: 5417 francs
Considéré globalement, les salariés ont gagné en moyenne
5417 francs brut par mois en Suisse l’an dernier, selon la
valeur médiane. Cela signifie que 50% des employés gagnaient
moins que cette somme et que les 50% restants gagnaient plus, a
expliqué hier Didier Froidevaux, chef de section à l’OFS.
Ici aussi, la médiane cache en fait d’énormes disparités.
Par branches économiques, les différences de rémunérations
peuvent ainsi dépasser les 4000 francs mensuels. La preuve: le
salaire brut médian était de 7642 francs dans les banques
l’an dernier contre 3593 francs dans les services personnels.
Entre deux, les salariés de la recherche et développement
recevaient 7496 francs et les employés des assurances 7367
francs. Les vendeurs actifs dans le commerce de détail ne
touchaient que 4152 francs et les collaborateurs de l’hôtellerie-restauration
3660 francs.
Disparités énormes
Vu sous l’angle du niveau de qualification exigé par
poste occupé, les différences sont encore pires. Les fonctions
exigeant le plus haut niveau dans les banques affichaient des rémunérations
de 14 683 francs, ce salaire tombant à 5919 francs à poste
comparable dans l’hôtellerie-restauration.
Les disparités de salaires entre les hommes et les femmes à
niveau égal de formation «continuent à être systématiques»,
a dit M. Froidevaux. L’OFS donne comme exemple une femme de
niveau universitaire et cadre supérieure. Son salaire est près
d’un tiers plus bas (29,8%) que celui d’un homme de même
profil.
Le travail des femmes est en revanche davantage valorisé
lorsqu’il est exercé à temps partiel. Elles gagnent «proportionnellement
davantage» (entre 4,5% et 9,2%) en ne travaillant pas à plein
temps, note l’OFS, alors que «c’est exactement la situation
inverse pour les hommes».
Prime aux célibataires
Autre leçon: les femmes célibataires sont mieux payées
que les femmes mariées. La différence va, selon les classes
d’âge, de 6% à 29%.
De manière générale, les données de l’OFS font encore
ressortir que les salaires des cadres ont tendance à stagner,
du moins pour les plus hauts postes. Les cadres supérieurs
n’ont ainsi vu leurs fiches de paie accrue que de 0,7% entre
2000 et 2002, tandis que pour les chefs de niveau moyen et inférieur,
les augmentations étaient respectivement de 2,4% et 2%. |
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| ATS |
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La
mode des bonus prend de l’ampleur
COMPLÉMENTS SALARIAUX
Plus du quart des salariés touchent des primes, dont la
valeur moyenne est de 690 francs.
La pratique du bonus gagne du terrain en Suisse dans
les rémunérations proposées aux employés. L’an
dernier, 25,3% de l’ensemble des salariés ont touché
des primes — d’une valeur moyenne de 690 francs par
mois — contre seulement 21,8% en 1998 et 23,9% en
2000.
Comme pour les salaires, les primes divergent très
largement en fonction des secteurs d’activités, a
indiqué l’OFS hier. Les collaborateurs du commerce de
détail n’ont reçu que 251 francs de bonus mensuel en
moyenne l’an dernier, contre 1650 francs dans les
banques, secteur dans lequel ce type de paiement
correspond à 44,8% du salaire brut.
Les bonus ne sont pas tout. L’OFS a étudié pour la
première fois en 2002 la part des compléments
salariaux, appelés aussi «fringe benefits». Les
statisticiens se sont concentrés sur les 400 plus
grandes entreprises de Suisse, toutes employant plus de
500 personnes.
Résultat: 84% des grandes sociétés distribuent des
compléments à tous leurs employés, 14% les réservant
à leurs cadres. Parmi les «fringe benefits» le plus
souvent alloués figurent des services ou des produits
gratuits ou au rabais (63%), le paiement d’une part sur obligatoire
pour le 2e pilier (49%) ou encore une contribution pour
l’utilisation de la voiture privée (48%).
Quelque 22% des entreprises prennent en charge tout ou
partie de l’assurance maladie/accidents. Dans 87% des
firmes sondées, la valeur monétaire de ces compléments
est évaluée comme représentant jusqu’à 10% du
salaire brut annuel total. Dans certaines entreprises
(3,7%), cette proportion peut dépasser, pour les cadres
supérieurs, les 20%.
ATS
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Différences
régionales
GÉOGRAPHIE
Zurich et l’arc lémanique sont au-dessus de la
moyenne nationale.
Tous les Suisses ne sont pas logés à la même
enseigne en matière de salaire. Si la rémunération
mensuelle médiane nationale atteint 5417 francs, elle
se chiffre en réalité à 5969 francs pour les
Zurichois et à 4658 francs pour les Tessinois.
Les salariés de la région lémanique (Genève, Vaud et
Valais) se classent tout juste au-dessus de la norme
nationale, avec 5422 francs par mois, a indiqué hier
l’OFS. Ceux du Plateau central, région qui comprend
Fribourg, Jura et Neuchâtel (aux côtés de Berne et
Soleure), sont en revanche clairement au-dessous, avec
5201 francs. Dans la Suisse du Nord-Ouest (Bâle et
Argovie), le salaire médian 2002 se montait à 5602
francs, en Suisse orientale à 5103 francs et en Suisse
centrale à 5278 francs. «Et les écarts entre les régions
sont encore bien plus grands pour les postes qualifiés»,
a commenté Didier Froidevaux, chef de section à
l’OFS, lors d’une conférence de presse à Berne.
C’est la première fois que l’administration fédérale
décortique la structure des salaires selon une base régionale.
Quotidien 24heures,
Lausanne-CH.
ATS
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