Série
documentaire. Episode de 50' écrit et réalisé par Rob Kerr, et
produit par Southern Star. 2005.
Un tour du
monde des constructions les plus ambitieuses et les plus
spectaculaires de la planète, d'hier et d'aujourd'hui, qui
constituent autant d'incroyables réalisations technologiques
derrière lesquelles se cachent de grandes aventures humaines. Le
géant des mers. L'OOCL Atlanta est un
Le 28 septembre,
Thalassa lève l’ancre pour un tour
du monde inédit, durant 13 émissions
spéciales.
Jusqu’à fin décembre, tous les
vendredis, embarquez pour la
traversée de 5 continents et de 3
océans en 22 escales, d’Est en
Ouest. Pendant 80 jours, suivez le
parcours réel des porte-conteneurs,
symboles et acteurs majeurs du
commerce mondial et découvrez ainsi
l’univers souvent méconnu de la
marine marchande d’aujourd’hui.
Pour la première fois, Georges
Pernoud et l’équipe de Thalassa vous
proposent d’entrer dans les
coulisses de la mondialisation ; une
vision à l’échelle humaine, entre
rencontres, échanges, aléas du
voyage et quotidien d’équipage.
En avant-première, pour ce premier
rendez-vous antenne, un aperçu des
temps forts de cette série. Au cours
de cette traversée qui relie le port
français du Havre à New York, prenez
place sur le « La Tour », un géant
des mers, transportant 2200
conteneurs, vivez au rythme de son
équipage et découvrez les futures
étapes de ce Tour du monde de
Thalassa.
Reportage
de Ramon Gutierrez et Christophe
Bazille
Une production France 3 Thalassa.
Le commerce maritime mondial explose
et le canal de Panama n’arrive plus
à suivre la cadence. Depuis plus de
dix ans, de grands travaux ont,
certes, permis d’améliorer la
navigation, mais tout cela ne suffit
plus. Cette fois, il faut construire
de nouvelles écluses, plus grandes,
plus modernes, plus efficaces, bref
doubler la capacité du canal et
permettre à des milliers de bateaux
devenus désormais trop grands, de
passer à nouveau par Panama.
Le projet est titanesque. Près de
dix milliards de dollars sont en
jeu. Après six années de
préparation, les premiers travaux
commenceront en 2008, et si le
calendrier est respecté, tout sera
prêt à l’été 2014. A cette date, le
canal aura tout juste cent ans. Cent
ans et plus une ride.
Lire aussi: Problèmes géopolitiques et géostratégiques
maritimes autour du Canal de Panama
Reportage d’Yves
Pélissier et Yvon Bodin.
Une production France 3
Thalassa.
Il y a 20 ans Mme YANG était
cuisinière chez Hyundaï Heavy
Industry, désormais elle soude
des plaques d’acier qui
serviront à construire des
navires.
Difficile de savoir si cette
reconversion professionnelle
plutôt radicale lui plait
vraiment, en revanche une chose
est sûre : Mme Yang est très
fière de travailler au sein du
plus grand chantier naval au
monde !
« H.H.I. » : le chantier de tous
les superlatifs se trouve à
Ulsan, à 60 kms au nord du grand
port commercial sud coréen de
Busan. On y construit à peu près
tout ce qui navigue, à commencer
par les porte-conteneurs :
depuis quelques années ce marché
a littéralement explosé. Les
armements du monde entier
veulent toujours plus de
navires, toujours plus grands.
Les carnets de commande sont
pleins alors même que les prix
ont quasiment doublé en 3 ans.
Cette année l’objectif est
simple : le chantier s’est
engagé à construire 82 navires,
soit une livraison tous les 5
jours en moyenne !
Reportage de Yannick
Charles et et Bas
Vandenbranden
Coproduction France
3 Thalassa - Gédéon
Programmes.
Vu du ciel, la
Polynésie se raconte
à travers sa
géographie. C’est un
territoire vaste
comme l’Europe,
saupoudré de 118
îles et peuplé de
250 000 habitants
dont plus de la
moitié est établie à
Tahiti et Moorea.
Lagons, motus et
plages, Bora-Bora et
sa montagne Otemanu,
Rangiroa et les
atolls, Tahiti bien
sûr : à plus de 17
000 kilomètres de la
métropole, c’est un
paysage lointain
mais déjà
étrangement
familier.
Mais au-delà d’un
itinéraire balisé
d’images attendues,
il existe une autre
Polynésie. Pas
seulement celle qui
a attiré tant de
plumes et de
pinceaux, de
navigateurs et de
marins en quête
d’horizons nouveaux
et de paix
intérieures.
Une Polynésie
immense, peu peuplée
et terriblement
excentrée, isolée,
où voyager des Iles
Marquises jusqu’aux
Australes -
plusieurs milliers
de kilomètres ! -
est une gageure.
Divisée en plusieurs
archipels, la
Polynésie est
multiple.
A tous ces regards,
voici celui du
« grand oiseau » qui
a déjà volé le long
des côtes de France
et d’Europe pour
raconter la marche
du monde, vu des
bords de mer.
L'opéra prend la mer
Reportage de Ramon
Gutierrez,
Christophe Bazille,
Patrick Boileau
et Hervé Colosio.
Une production
France 3 Thalassa.
Tokyo, San
Francisco, Pékin,
Londres ou Osaka,
l’Opéra de Paris
voyage.
Les plus grandes
scènes de la planète
accueillent tous les
ans les productions
crées à l’Opéra
Bastille ou
à l’Opéra Garnier,
mais ces tournées ne
se limitent pas aux
artistes. Les décors
traversent eux aussi
les océans. Démontés
et mis en « boîte »,
c’est dans des
conteneurs
classiques qu’ils
sont stockés en
attendant la
prochaine reprise ou
un futur voyage.
Au mois de juin,
pour la première
fois de son
histoire, le ballet
de l’Opéra de Paris
se produit à Sydney,
en Australie . Un
lieu prestigieux. Un
événement
exceptionnel. Mais
pour le régisseur et
ses techniciens, des
mois de casse-têtes
logistiques pour
faire que les huit
conteneurs des
décors, après des
mois de navigation,
arrivent en temps et
en heure à
destination
Le
voyage en cargo
Reportage de
Juliette Lambot et
Philippe Lallet.
Une production
France 3 Thalassa.
En 2001, Emmelene
Landon, artiste
peintre, décide
d’embarquer sur un
porte- conteneurs
pour faire le tour
du monde. Elle
installe dans une
cabine ses toiles ,
sa caméra , son
nagra et part à
l’aventure. Dans le
dédale métallique et
sonore des
coursives, sur le
pont face à la mer,
ou à terre pendant
les escales, elle
peint, elle filme,
elle écrit. Du Havre
à Sydney en passant
par Panama, Suez ou
Tahiti,
elle parcourt la
planète avec un
enthousiasme
débordant. Un voyage
qu’elle nous invite
à découvrir grâce à
ses toiles ses
photos et ses films.
Une vraie rencontre
avec le monde
maritime
Shanghai à l'heure de la démesure Reportage de Jean Yves Huchet, François
Reinhardt.
Une coproduction Hikari productions/France3
Thalassa.
Si Pharaon vit toujours, il habite à Yang shan ...
En quelques années, les chinois ont développé sur
ces petites îles proches de Shanghai un terminal de
containeurs, programmé pour être le plus grand du
monde en 2010. Relié au continent par le plus long
pont routier du monde (32 kms !) , le port de Yang
shan dévore la montagne, et chasse les pêcheurs vers
de plus petites îles ...Chronique de la croissance
chinoise, vue de la mer.
Les
héritiers de
Ferdinand
Reportage de
Juliette Lambot et
Laurent Desvaux.
Une production
France Thalassa.
Entre
les villes de Suez
au sud et de Port
Said au nord, le
Canal de Suez
s’étire sur moins de
200 kms, formant le
passage stratégique
entre l’Europe et
l’Asie. C’est l’un
des points les plus
chauds de la planète
où transitent près
de 10% des navires
qui commercent dans
le monde. Construit
en 1869, le canal
est depuis 51 ans
propriété intégrale
de l’Egypte,
générant pour ce
pays des dividendes
sans équivalent, en
constante
augmentation. Sur
les bords du Canal,
on vit, on se
promène, on se
baigne sans plus
prêter attention aux
gigantesques bateaux
qui glissent,
ressemblant à des
vaisseaux du désert.
Seule la demeure de
Ferdinand de
Lesseps, sous les
palmiers d’Ismaila
la belle endormie,
rappelle l’histoire
de ce lieu au destin
extraordinaire.
L'île de Sable, un sanctuaire au bord du monde
Reportage de Jean-François Ducrocq et Malek Sahraoui.
Une coproduction Bonne Compagnie / France 3 Thalassa.
Située à la croisée des chemins entre le Gulf Stream et le courant du Labrador, au large de la Nouvelle-Ecosse canadienne, l’île de Sable se trouve à l’épicentre des plus terribles tempêtes essuyées par l’Océan Atlantique. Battue par les vagues, balayée par les vents et enveloppée jusqu’à 200 jours par an d’un épais voile de brouillard, les marins l’ont baptisée “ le cimetière de l’Atlantique ”. Non sans raisons : pas moins de 300 épaves dessinent aujourd’hui les contours de l’île...
Peuplée, depuis le début du XIXe siècle et jusqu’en 1958, de familles de sauveteurs envoyées sur place par les autorités de Nouvelle-Écosse pour venir au secours des nombreux navires pris au piège de ses hauts-fonds, l’île de Sable ne compte plus aujourd’hui que deux habitants permanents. Zoe Lucas et Gerry Forbes vivent sur l’île de Sable depuis 35 ans et ces deux personnages hors du commun incarnent chacun à leur manière le caractère irréductible de l’île.
Sur l’île, et chacun dans leur maison, Zoe et Gerry coexistent avec une faune insolite. La plus grosse colonie mondiale de phoques gris vient se reproduire sur l’île chaque année et près de 300 chevaux sauvages de petite taille y vivent, regroupés en petits troupeaux clairsemés au gré des dunes. Introduits sur l’île il y a près de deux siècles, ces robustes étalons, à l’origine domestiques, sont retournés à l’état sauvage et y survivent depuis en totale liberté.
A la fois cimetière pour les hommes et sanctuaire pour les animaux, l’île de Sable est un extraordinaire territoire inconnu, une île qui semble tout droit sortie d’un roman de Joseph Conrad. Une minuscule langue de sable aux confins du monde, à 300 kilomètres à peine des côtes du Canada…
Impressions : Hubert Védrine Le Tour du Monde d’un porte-Conteneurs géant Quel symbole plus évident de la mondialisation que nous vivons, beaucoup plus bouleversante que celles qui ont précédé, et qui reconfigure le globe sous nos yeux depuis quelques vingt cinq ans, qu’un porte-conteneur ?
Porte-conteneurs géants, conteneurs de plus en plus grands, ports immenses, en proportion de cette explosion des échanges de marchandises et de cette émergence de l’Asie qui redessinent une nouvelle géographie économique, sociale, politique et tout simplement humaine.
Il faut comprendre que pour la plus grande majorité des peuples et des pays qui n’ont rien à y perdre, ou, en tout cas beaucoup à y gagner, la mondialisation/globalisation éveille des espoirs plus que des craintes. Cette extension au monde global de l’économie de marché fait rêver, à la sortie de la pauvreté, à des enrichissements. Bien sûr elle redistribue brutalement les cartes et aggrave les inégalités mais certains peuples autrefois "sous-développés", dits par euphémisme "en développement", finissent par émerger pour de bon et entrent de plein pied dans le grand jeu politique et économique en produisant, beaucoup moins cher que dans les pays développés, ce que transportent ces porte-conteneurs sur toutes les mers du globe. C’est éclatant dans le cas de l’Asie.
A l’autre bout, combien d’emplois éliminés en Europe par cette mise en concurrence entre nos sociétés à acquis sociaux élevés durement conquis, et celles qui vivent comme au temps de Zola ou de Dickens ? Mais aussi combien d’emplois crées chez tous grâce aux exportations ? Même si elles redoutent la remise en cause de nos acquis sociaux, nos sociétés ne peuvent pas se refermer car elles ont trop besoin de consommer et d’exporter. Être "pour" ou "contre" la mondialisation ne change rien. C’est un fait technique (transports, communications) avant même d’être politique. Vouloir une "autre" mondialisation est légitime, encore faut-il savoir quelles règles on veut changer, et trouver des alliés pour cela. En réalité, aucun pays, pas même les Etats-Unis qui ont été le moteur principal et l’initiateur de la mondialisation, ne s’ouvre entièrement. Aucun pays, pas même la caricaturale Corée du Nord ne se ferme totalement : elle-même va créer des "zones économiques spéciales". Beaucoup de pays exploitent avec succès des "niches".
La bonne solution réside à l’évidence dans une combinaison de politiques, consistant à la fois à profiter de la mondialisation ; à se réformer et à s’adapter pour en profiter mieux ; à s’en protéger dans les secteurs où c’est nécessaire ; enfin à essayer d’imposer de meilleures règles avec les autres pays d’accord pour "réguler" les excès de la mondialisation. Aux politiques de trouver ensuite la bonne combinaison à la fois convaincante et efficace entre ces diverses attitudes aussi bien au niveau national qu’européen. Tout cela dans le contexte d’une conversion écologique de nos système de production, de transports et de mode de vie qui va nous mobiliser pendant vingt à trente ans et donner naissance à "une croissance écologique", ce dont tout tour du monde maritime rappelle l’urgence et la criante nécessité. Hubert Védrine
Le nouveau port de Shanghai : Yangshan
Yiwu, une vitrine pour l’Afrique
Sur une île au large de Shanghai,
la naissance du plus grand port de porte-conteneurs du monde.
La ville de Yiwu, dans les collines de Chine du sud, devenue
un vaste supermarché des « petits » produits made in China à
destination, entre autres, de l’Afrique.
Les rejets des navires qui empruntent
le canal de Suez implantent en Méditerranée des espèces jusqu’alors
inconnues dans ses eaux.
Un autre exemple de mondialisation : une marque française, un
élevage brésilien, des consommateurs d’Afrique du Nord.
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