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incendiestockagearchivesRoye28012002
Quelques documents de la base de données ARIA : une base de données relative é l'accidentologie industrielle 27/04/2005 ( en page annexe).

Un exemple obttenue dans cette base de donnée: ici, l'indendie dans un entrepét de stockage d'archive.

Propos recueillis par : http://www.lomag-man.org   le 27/04/2005                   

 

 

Source :  http://aria.environnement.gouv.fr/index2.html



LES INSTALLATIONS CONCERNEES

Incendie d'un entrepét de stockage d'archives, é Roye (80), le 28 janvier 2002


Derniére mise é jour le 27/07/04
Le site :
 

L'entrepét concerné est exploité par une société prestataire de services qui assure la gestion informatisée, la conservation et la pérennité légale des archives " papier " de ses clients. Il est installé é l'est du département de la Somme sur l' axe AMIENS-LILLE oé la présence d'un échangeur autoroutier a facilité l'implantation de nombreux autres entrepéts de stockage.
Il est mis en service en 1992-1993 en l'absence de toute demande d'autorisation. La société est autorisée é exploiter cet entrepét é la suite d'une demande de régularisation par arrété préfectoral en date du 14 janvier 2002 au titre de la rubrique 1510 de la législation des installations classées pour le stockage de matiéres combustibles en quantité supérieure é 500 t dans des entrepéts couverts.
L'entrepét avant l'incendie
L'entrepét accidenté :
 

Il est destiné au stockage d'archives (archives papier, cinématographiques et médicales...), sa capacité peut atteindre 63 200 mé. Selon le dossier de demande de régularisation, il est constitué de deux bétiments mitoyens de 1 838 mé et 3 630 mé, é ossature métallique de 8,5 m et 12 m de hauteur sous structure dont les parois sont constituées de panneaux en bardage métallique. Un local administratif é deux niveaux est accolé é leur faéade nord. La séparation est assurée par une cloison en blocs de maéonnerie avec une porte séparative sans aucune résistance particuliére au feu.

Le dossier d'autorisation fait état de toitures en matériaux incombustibles (M0) é l'exception d'un revétement intérieur sur une partie existante de classe M1.

Les cartons standardisés sont rangés sur des rayonnages métalliques s'élevant sur toute la hauteur utile du bétiment. Ces " racks " sont disposés de part et d'autre et perpendiculairement é une allée centrale longitudinale de 2,25 m de largeur. L'accés du personnel aux différents emplacements de stockage se fait, sur toute la longueur du rack, par l'intermédiaire d'allées latérales (0,80 m de large) disposées sur plusieurs niveaux (jusqu'é 5) et constituées de plates formes en caillebotis métalliques. Les niveaux sont desservis par un monte-charge et par des escaliers en colimaéon. Une contre allée (0,87 m de large) est aménagée au rez-de-chaussée sur toute la périphérie intérieure des bétiments pour permettre l'accés aux issues de secours.

Les stockages sont équipés de RIA et d'une installation d'extinction automatique comportant des nappes intermédiaires, protégée contre le gel et raccordée é 2 bacs réserve de 630 mé et 30 mé via des pompes capables de débiter 17,5 l/mn/mé sur une surface de 260 mé (soit l'équivalent de 1130 cartons d'archives pendant 2 heures). Il existe également une réserve " pompiers " de 120 mé. Deux poteaux d'incendie sont disponibles é moins de 200 m du site.
L'ACCIDENT, SON DEROULEMENT, SES EFFETS ET SES CONSEQUENCES
L'accident :
 


Le lundi 28 janvier 2002, vers 10 h, lorsque le centre de secours est appelé, les foyers d'incendie localisés par le personnel se trouvent dans la cinquiéme travée de l'entrepét et le feu a déjé atteint le second niveau accessible par un escalier en colimaéon et menace les étages supérieurs.

Selon les sapeurs-pompiers, le systéme de télésurveillance aurait noté la présence d'un incendie é 10 h 03, é ce méme moment les premiéres tétes des sprinklers se seraient mises en marche.

Les sapeurs pompiers arrivent sur les lieux é 10 h 13.

Ils notent qu'une fumée blanche se dégage au niveau des chenaux de la toiture des deux cellules hautes de 8.5 m et de 14 m é l'acrotére. Les sapeurs-pompiers pénétrent dans l'entrepét et localisent un premier foyer au niveau de la 5éme travée ; plusieurs foyers sont repérés dans le fond de l'entrepét au rez-de-chaussée. Les secours ont encore une bonne visibilité. Les fumées sont cantonnées en hauteur entre le 3éme et 4éme palier.

Les pompiers établissent des lances pour circonscrire les foyers dont quelques-uns sont rapidement maétrisés. Il semble que lors de l'entrée des secours dans l'entrepét, les sprinklers n'étaient pas en fonctionnement. Le moteur de la pompe principale ne se serait pas déclenché. Seules quelques tétes auraient alors fonctionné.

L'entrepét est alors envahi par les fumées. La configuration aéraulique de l'entrepét aurait favorisé un rabattement des fumées en provenance de l'entrée de la cellule entraénant l'encerclement des sapeurs-pompiers présents dans le bétiment. Ceux-ci sont alors confrontés vers 10 h 20 é un embrasement brutal des fumées et de l'entrepét. Les fumées trés chaudes et chargées en gaz inflammables issus de la pyrolyse des papiers et cartons stockés se seraient auto-enflammées (phénoméne de flash over).

Suite é l'embrasement de cette zone, les sapeurs-pompiers évacuent la cellule dans l'obscurité la plus compléte, l'éclairage des cellules s'étant éteint.

Sous la pression de l'augmentation de la température de la cellule due é la combustion des gaz inflammables contenus dans les fumées, deux fortes explosions se font entendre provoquant l'ouverture des systémes de désenfumage, des tiges de vérins se retrouvent projetées é une vingtaine de métres.

Pendant les trente minutes qui suivent, les fumées réduisent la visibilité é quelques métres. Les véhicules de secours venus en renfort ne peuvent approcher de léentrepét compte tenu de la visibilité nulle, les équipiers de la premiére équipe déintervention vont é pied é la rencontre des renforts.

 

A 11 h, la structure externe de léentrepét séeffondre sur léintérieur. Les rayonnages et les passerelles intérieurs se sont déjé effondrés et néont pas tenu au feu plus déune demi-heure.

Les flammes ont atteint une hauteur déune quinzaine de métres. Celles-ci sont rabattues au sol. Les conditions météorologiques sont caractérisées par un vent violent de plus de 100 km/h qui a probablement attisé léincendie mais également dispersé trés violemment les gaz chauds et réduit trés considérablement le rayonnement thermique latéral.

Le vent a subi des changements de direction, mais au plus fort de léincendie et des dégagements de fumée, il était heureusement orienté vers léEst sur la parcelle attenante et destinée aux extensions, et donc libre de toute occupation sur environ 200 m jusquéé une route départementale qui traverse la zone Industrielle.

Suite é léeffondrement des cellules, le vent va entraéner des papiers enflammés sur plusieurs centaines de métres. Les pompiers établissent un dispositif de sécurité au niveau déune station service située é 200 m sous le vent.

Prévenue é 10h30, léinspection des installations classées arrive sur les lieux du sinistre vers 11h15.

Léentrepét va bréler toute la journée. Attisé par le vent, léincendie néest totalement éteint que quatre jours plus tard.

Les conséquences :
 

L'incendie a détruit les deux cellules de l'entrepét et tout ce qu'elles contenaient : les archives de plusieurs établissements financiers et d'une partie de celles des hépitaux de Paris. La structure de la plus grande cellule est totalement ruinée. Seuls subsistent de la plus petite des cellules les parements latéraux. Ceci est essentiellement dé aux efforts des pompiers qui ont protégé le bétiment administratif. Le montant des dégéts n'étant pas disponible, cette information n'apparaét pas dans l'échelle ci-dessous.
Echelle européenne des accidents industriels :
 

En utilisant les régles de cotation des 18 paramétres de l'échelle officialisée en février 1994 par le Comité des Autorités Compétentes des Etats membres pour l'application de la directive 'SEVESO', l'accident peut étre caractérisé par les 4 indices suivants, compte-tenu des informations disponibles.
L'ORIGINE, LES CAUSES ET LES CIRCONSTANCES DE L'ACCIDENT

Les circonstances dans lesquelles l'incendie de l'entrepét s'est déclaré ne sont pas connues mais le phénoméne de flash over observé permet toutefois d'envisager un scénario.

En effet, le flash over constaté résulte d'un processus long qui s'est probablement initié bien avant le déclenchement de l'alarme incendie sous forme d'un feu couvant, sans flammes.

Un foyer est apparu au sein de l'entrepét. Celui-ci, trés limité au début, aurait progressé et commencé é réchauffer les matériaux environnants. A la faveur de la configuration des palettiers, des phénoménes de cheminées ont dé favoriser la propagation verticale du foyer tout en accentuant le rayonnement thermique et le dégagement de fumées surchauffées chargées en vapeurs inflammables.

Le début de l'activité des employés de la société le lundi matin de l'accident a pu contribuer é créer un courant d'air alimentant en comburant le foyer et favorisant le démarrage brutal de l'incendie et sa généralisation é l'ensemble de l'entrepét.

LES SUITES DONNEES

L'incendie du 28 janvier 2002 ayant mis hors d'usage l'entrepét de stockage de l'exploitant, l'inspection des installations classées a proposé conformément é l'article 39 du décret du 21 septembre 1977 que le préfet subordonne la remise en service de l'activité é une nouvelle autorisation.

Le préfet abroge l'arrété préfectoral du 14 janvier 2002. L'exploitant a par la suite décidé de ne plus exercer d'activité sur ce site et a déposé un dossier de cessation d'activité.

LES ENSEIGNEMENTS TIRES

L'incendie permet de mettre en évidence les conséquences qu'ont pu avoir sur le développement de l'incendie certaines non-conformités é l'ancienne réglementation applicable aux entrepéts de stockage (instruction technique du 4 février 1987), ainsi que les spécificités des agencements intérieurs particuliers é l'activité d'entreposage et de gestion d'archives mis en place par la société.
 

Moyens de lutte contre les incendies :
 

L'entrepét était doté d'extincteurs, de RIA et d'un systéme d'extinction automatique. Il apparaét que lorsque les employés se sont rendu compte de l'incendie, ils ont essayé de le maétriser é l'aide d'extincteurs é eau et é poudre mais que par contre pour des raisons indéterminées les robinets d'incendie armés disponibles (RIA) au pouvoir d'extinction et au rayon d'action beaucoup plus important n'aient pas été mis en oeuvre.

Lors de l'intervention des sapeurs pompiers, il est apparu que les réserves en eau et le débit du réseau public étaient insuffisants. La réserve d'incendie avait une capacité de 120 m3 et le site ne pouvait disposer que d'une seule borne é incendie débitant 52 m3 / h sous 1 bar. Dans son étude des dangers, le pétitionnaire indiquait que deux bornes é incendie sont présentes é proximité du site. Toutefois celles-ci sont situées sur la méme ligne et les secours n'ont pu se servir que de l'une d'elles compte tenu des débits trop faibles. Les secours ont dé effectuer des rotations avec leurs véhicules pour alimenter le site en eau.
Désenfumage :
 
 
Le désenfumage était assuré pour la grande cellule par des exutoires automatiques de fumée, sans aucun élément fusible sous l'effet de la chaleur. Pour la petite cellule, aucun exutoire de fumée n'existait ; la cellule ne disposait pas d'éléments fusibles sous l'effet de la chaleur (ils avaient été obturés lors de la rénovation de la toiture).

Lors de l'arrivée des secours, la fumée blanche se dégage des deux cellules au niveau des gouttiéres. L'entrepét est enfumé sur plus de la moitié de sa hauteur. Les fumées se cantonnent en hauteur é peu prés au 3éme niveau. Le phénoméne de " flash over " observé témoigne de la chaleur trés importante de celles-ci. Les exutoires auraient du fonctionner. Ceux-ci s'ouvriront sous l'effet de souffle provoqué par les explosions des gaz dans l'entrepét.

Ce type de phénoméne ne figurait pas parmi les scénarios décrits dans l'étude de dangers. Il en va de méme pour les fumées et les conséquences qu'aurait pu entraéner la perte quasi totale de visibilité si le vent avait poussé vers le nord en direction des plus proches riverains.
La fumée cantonnée dans le haut de l'entrepét compte tenu de la fermeture des exutoires de fumées aurait dé déclencher l'alarme incendie et l'extinction automatique.
Détection incendie :
 

L'alarme n'est semble-t-il intervenue que tardivement. Les systémes de détection se sont déclenchés en méme temps que le centre de secours de Roye était prévenu. Cet élément a eu de graves conséquences sur l'intervention des secours. Ceux-ci partent pour une intervention au niveau d'un entrepét de stockage de papier doté de sprinklers. A l'arrivée des secours, l'extinction automatique ne fonctionne pas comme elle le devrait ce qui place les sauveteurs dans des conditions d'intervention périlleuses.
Issues de secours :

L'accés aux palettiers s'effectuait au moyen de caillebotis répartis sur 5 niveaux. L'accés aux différents étages se faisait par l'intermédiaire d'escaliers en colimaéon. Quatre escaliers permettaient l'accés aux niveaux. Les issues de secours donnant sur l'extérieur étaient situées au niveau du rez-de-chaussée ce qui a contraint le personnel é redescendre par les escaliers centraux pour pouvoir gagner par la suite les issues de secours. Les distances minimales é parcourir (soit 40 m d'une issue de secours ou 25 m dans le cas des parties en cul de sac) n'étaient pas respectées. L'exploitant prévoyait de placer en faéade des issues de secours sur toute la hauteur du bétiment afin de faciliter l'évacuation. Celles-ci n'avaient pas été réalisées. Lors de l'intervention, les secours ont eu des difficultés é intervenir aux niveaux des palettiers compte tenu de leur largeur insuffisante.
Tenue au feu de la structure :
 
 

La structure de l'entrepét était métallique. Les cellules étaient séparées l'une de l'autre par un mur en parpaings pleins béti en appui sur la structure métallique de la plus grande cellule. Le mur "coupe-feu" s'arrétait é la hauteur de la petite cellule.

L'effondrement de la structure de la grande cellule a entraéné la chute du mur coupe feu et déstabilisé la structure de la petite cellule. La résistance au feu des structures internes a été trés nettement inférieure é 1/2 heure. La structure métallique de l'entrepét a tenu au feu environ 45 minutes.

Etude de Dangers :
 
 
L'étude de dangers produite par l'exploitant n'a pas mis en évidence les conséquences particuliéres des modalités trés spécifiques d'aménagement et d'exploitation de ce dépét de stockage et de gestion dynamique d'archives en papier au plan de la sécurité des personnes et de la lutte contre l'incendie et ses effets :
Insuffisances du désenfumage
 
Conséquences des aménagements et alternances de caillebotis sur l'évolution et la propagation de l'incendie notamment les phénoménes de cheminée accentuant la propagation de l'incendie.
 
L'étroitesse des allées et accés et l'organisation des stockages se sont avérées extrémement dangereuses pour les équipes d'intervention compte tenu de l'absence du respect des distances minimales é parcourir pour gagner une issue de secours.
 
Mauvais fonctionnement de l'alarme et de la surveillance automatique qui ont réagi tardivement
 
Systéme d'extinction automatique qui n'a pas ou a mal fonctionné et n'a pas été en mesure d'enrayer le début d'incendie et de s'opposer é l'embrasement généralisé
 
L'insuffisance des ressources en eau d'extinction tant au réseau que pour les capacités des réserves fixes.
 

De plus, l'étude des dangers dans la modélisation des conséquences sur l'environnement d'un éventuel incendie a omis certains scénarios ayant pu conduire é des effets dominos. L'incendie attisé par de fortes rafales de vent de 80 é 100 km/h a entraéné des éléments enflammés sur plus de 200 m contraignant les pompiers é établir un périmétre de protection autour d'une station service.

A noter qu'une partie de ces sujets (ampleur des zones d'effet, tenue au feu des structures, aggravation d'un incendie par les agencements internes et distances d'évacuation) avait fait l'objet é plusieurs reprises de demandes d'approfondissement de l'inspection des installations classées tant auprés de l'exploitant et du cabinet intervenant en qualité de tiers expert. L'Inspection avait alors proposé que la délivrance de l'autorisation préfectorale soit subordonnée é la mise en conformité préalable de l'entrepét.
 

Propos recueillis par : http://www.lomag-man.org   le 27/04/2005                   

 

 

Source :  http://aria.environnement.gouv.fr/index2.html



 
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